mardi 3 juillet 2012

J'aurais voulu

J'aurais voulu te dire encore tant de choses
Avant que nos mains ne se séparent,
Avant que le temps ne fasse son oeuvre.

Le poète dit qu'il a vécu ce que dure une rose
Mais le poète ne sait pas qu'il restait à dire
Qu'il restait encore un repas sur la table.

Sans avoir le temps de vraiment commencer quelque chose
Voilà que notre futur n'est déjà que du passé
Que nos souvenirs seront mes rêves à venir.

Je t'ai revu, je t'ai parlé et tu as dit ose
Je t'ai ouvert mon coeur pour que tu y lises,
Pour que je n'ai pas à te dire les mots.

Ma voix tremblait d'émotions, était un peu fausse
Et pourtant tu as compri, compati et souri,
Et pourtant, après tout ça, tu es parti

Depuis j'avoue, je suis un rien morose,
Je ne t'en veux pas, bien sûr, tu as pris ton chemin
Et moi, adulte, je n'avais pas su tracer le mien

J'espère encore voir tes yeux et y trouver une chose
Y trouver ce reflet de ce qui ne fut jamais nous,
Mais le début d'une histoire rien qu'à nous.

Charleroi, le 02/07/12

dimanche 5 février 2012

Demain



Un bonheur parfait et instable,
Un poison lent d’amour.
La situation est belle et courte
Pour une partie ou un tour

Avec des règles fiables.
Profitons du bonheur présent sans savoir
Si demain le fortifiera ou le dissoudra.
Sans savoir ce qui sera décidé par eux
Par toi et nous, pas par moi.
Sans savoir quand il fera noir.

La volonté n’est pas assez forte
Même si c’est le bonheur ultime
De tout changer pour un mieux.
De tout changer pour être heureux.
Savoir à quoi cette vie rime
Avant de la retrouver morte.

Les cieux me sont témoins de mes voeux.
Les diables témoins du temps
Qu’il faudra pour les réaliser.
Appelant l’aide du feu et du vent,
Je serai toujours encore peureux.

Voulant, espérant, osant,
J’avance pas à pas vers toi.
Je t’aime et te le dis.
Espérant notre toit.
Mais aussi, te laissant.


VanB, 20.12.05

mardi 10 janvier 2012

Sourire

J’ai un sourire sur les lèvres,
Le sourire de celui qui à vécu,
Qui à vu disparaitre les siens,
Qui a vu disparaitre ses biens.
Le bonheur cachant la vue.
Une paix, un rien un peu mièvre.

J’affiche un sourire aux autres
Pour ne pas être décalé.
Une image pour la galerie.
Une joie figée ou je ris
Et l’impression joyeuse mais faussée
Du passé, du bonheur des autres.

Ce sourire est pourtant là, vrai,
Comme si plus rien ne m’atteignais.

Je serai désormais le gars heureux.
Non par conviction, mais par
Nécessité. L’image fixe de la joie.
Sachant trouver en lui courage et loi
Pour avancer vers un autre départ.
Pour ne plus être malheureux.


VanB, Bxl, 29.08.07