jeudi 3 décembre 2009

Félin

Tu es là près de moi.
Je te sens et t’entends.
Couché là, je te vois
Assoupi, te reposant.

Toutes tes courbes
Sont précisément dessinées.
Tu veux te reposer
Dans cette atmosphère lourde.

Tu ouvre un œil,
Tu me regarde,
Ecoutes chaque mot que tu recueil
Et qui résonne dans la mansarde.

Ton poil doux et lisse
Réchauffe ma main qui glisse
Tout comme une plume qui choie
Sur une étoffe de soie.

Je t’entends ronronner,
Preuve de ta sérénité.
Tu es là, paisible
Comme un penseur impassible.

Mais soudain tu dresse l’oreille,
Un bruit vient de t’enlever au sommeil.
Fausse alerte, ce n’était rien.
Tu t’es levé pour rien.

Tu tourne et retourne,
Cherche l’endroit idéal
Pour reprendre une position théâtrale.

VanB, Tervuren, 1985

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire